250 à 400 €, trois rendez-vous, et un geste qui revient très souvent dans les recherches des patientes en cours de traitement : redessiner ses sourcils quand la chimiothérapie les fait tomber. Ce n'est pas un acte médical — c'est une pratique esthétique encadrée, de plus en plus documentée. Voici ce qu'il faut savoir avant d'y penser.

De quoi parle-t-on exactement ?

La dermopigmentation réparatrice consiste à déposer des pigments à environ 2 millimètres sous la peau, dans le derme, pour redessiner une ligne de sourcils. Contrairement au maquillage permanent classique, elle est pensée pour un contexte médical particulier : peau parfois plus fragile, sourcils totalement ou partiellement absents, besoin d'un rendu naturel sans entretien quotidien.

Depuis 2024, cette pratique est encadrée par un arrêté officiel : formation initiale obligatoire de 21 heures (dont au moins 7 heures pratiques), certification renouvelable tous les 5 ans. Ce n'est donc plus un geste improvisé de salon — c'est une pratique réglementée, relevant des articles R.1311-2 à R.1311-5 du Code de la santé publique.

Flacons de soin et accessoires disposés sur un textile sombre

Pourquoi certaines patientes en parlent avant même la chute des cheveux

Plusieurs sources spécialisées en oncologie esthétique — dont Oncovia, plateforme dédiée aux patientes en cancérologie — rapportent que la dermopigmentation est parfois envisagée en prévention, avant la chimiothérapie, pour garder une ligne de sourcils structurée pendant toute la durée du traitement. D'autres attendent la repousse pour ajuster le résultat.

Combien de temps ça dure, et pour quel budget ?

D'après les tarifs pratiqués en France, une dermopigmentation des sourcils se situe généralement entre 250 € et 400 €, ce montant couvrant en général les trois premiers rendez-vous (séance initiale + retouches). Les pigments perdent environ 30 % de leur intensité après la première séance — d'où l'intérêt d'une retouche prévue environ 3 semaines après.

Repère chiffré : en temps normal, un sourcil met 2 à 3 mois à repousser après l'arrêt d'un traitement qui en a provoqué la chute. Ce délai peut être plus long selon le protocole suivi — raison pour laquelle beaucoup de patientes préfèrent une solution qui ne dépend pas de la repousse naturelle.

Deux moments possibles, selon le choix de chacune Avant le traitement Conserver une ligne structurée pendant toute la durée Après la repousse Ajuster le résultat une fois la situation stabilisée Dans les deux cas, le timing se décide avec l'équipe soignante, jamais comme une recommandation esthétique isolée

Un cas de figure fréquent

Situation fictive, construite à titre illustratif — aucune cliente réelle n'est concernée.

Une femme en début de chimiothérapie hésite entre agir tout de suite ou attendre de voir l'évolution de ses sourcils. Le rendez-vous initial sert justement à ça : évaluer, avec elle, si un geste immédiat a du sens ou s'il vaut mieux patienter quelques semaines pour ajuster la teinte et la densité au fil du traitement. Rien n'est figé en une seule séance.

Salle de soin du Centre PBM Médicale, mur végétal et poste de travail

Ce qu'il faut vérifier avant de choisir un praticien

  • La certification 2024 est-elle à jour, et le praticien peut-il la présenter ?
  • L'hygiène répond-elle aux mêmes exigences qu'un acte de tatouage médical (matériel à usage unique, traçabilité) ?
  • Le praticien accepte-t-il d'échanger avec votre équipe soignante si une question de compatibilité avec le traitement se pose ?