350 €. C'est le montant que la Sécurité sociale rembourse désormais pour une perruque médicale de classe I ou II, sans reste à charge, depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Avant cette date, beaucoup de patientes découvraient le prix réel d'une perruque au moment de payer — souvent bien plus élevé que ce qu'elles imaginaient. Voici ce qui a changé, classe par classe, et comment activer votre prise en charge sans vous perdre dans les démarches.
Ce que change concrètement la réforme 2026
Le décret n°2025-1131 du 26 novembre 2025 restructure entièrement la prise en charge des prothèses capillaires dans le cadre du dispositif 100 % Santé. Deux classes remboursables avant la réforme, quatre aujourd'hui — avec une différence de taille : les classes I et II ouvrent droit à un remboursement intégral, sans reste à charge, pour les patients suivant un traitement contre le cancer.

Les 4 classes, sans jargon
Classe I. Fibres 100 % synthétiques, montage manuel sur au moins 30 cm² (la raie, le front, le dessus du crâne). C'est la classe la plus simple à obtenir et la mieux couverte : 350 € remboursés, zéro reste à charge.
Classe II. Deux profils possibles ici : soit une perruque synthétique avec un montage manuel beaucoup plus étendu (100 cm² minimum), soit un modèle intégrant au moins 30 % de cheveux naturels. Même niveau de prise en charge que la classe I pour les patients concernés.
Classe III. La vraie nouveauté de 2026. Avant la réforme, ces prothèses — au moins 50 % de cheveux naturels, montage manuel sur plus de 50 cm² — n'ouvraient droit à aucun remboursement. Le prix de vente est plafonné à 1 000 €, la base Sécu reste à 350 €, et le reste dépend ensuite de votre mutuelle.
Classe IV. Les modèles haut de gamme, principalement en cheveux naturels. C'est là que l'écart entre prix et remboursement reste le plus marqué ; tout repose sur le niveau de garantie de votre complémentaire santé.
Un accessoire textile — bonnet, turban ou foulard — est systématiquement inclus dans la prise en charge, pour couvrir la période où vous n'avez pas encore votre perruque.
Cas type — pour visualiser concrètement
Situation fictive, à titre illustratif, ne correspondant à aucune patiente réelle.
Une patiente en cours de chimiothérapie arrive avec son ordonnance. Elle hésite entre une classe I, entièrement synthétique, et une classe II à 30 % de cheveux naturels — plus proche visuellement de sa texture d'origine, mais qui suppose un entretien différent. Le choix ne se fait pas seulement sur le remboursement : il dépend aussi du mode de vie (activité sportive, exposition à la chaleur, temps disponible pour l'entretien). C'est pour cette raison qu'un essayage en conditions réelles, avant de valider un modèle, compte autant que le calcul du reste à charge.
Comment obtenir le remboursement, étape par étape
- La prescription — une ordonnance de votre médecin mentionnant la perte de cheveux et sa cause est la condition de base, sans exception
- Le bon fournisseur — seuls les professionnels conventionnés par la Sécurité sociale peuvent délivrer une perruque remboursée ; FB Institute, du même groupe, est agréé CPAM (ADELI 732696976)
- Tiers payant, si possible — certains fournisseurs avancent les frais à votre place ; sinon, vous transmettez facture et feuille de soins à votre CPAM
- Une seule prise en charge par an — à anticiper si vous envisagez un renouvellement

Et la mutuelle ?
Pour les classes I et II, l'objectif de la réforme est un reste à charge nul, y compris hors ALD, à condition d'avoir un contrat "responsable". Pour les classes III et IV en revanche, tout dépend des garanties souscrites — un point à vérifier avant de s'engager sur un modèle haut de gamme.
